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Expérience multisensorielle aux 24h du Mans 2025

Tout le monde en parle : l’endurance vit un âge d’or depuis quelques années en cette ère d’Hypercar et de LMGT3. Les constructeurs se pressent au portillon pour engager leur nom dans ce championnat. 

Les nivellements à base de Balance of Performance (BoP) font parler mais permettent aussi des batailles à couteaux tirés entre marques mythiques, des rebondissements, du spectacle, du rêve pour les amateurs de sport automobile. 

Les technologies sont variées, les moteurs, les sonorités, les couleurs, les designs, afin de nous proposer un plateau qui fait rêver et qui restera dans la grande Histoire de l’automobile et des sports mécaniques.

Pour ma part, habitué à couvrir les courses d’endurance avec mon appareil photo depuis une dizaine d’années, voilà le joyau qu’il me tardait de découvrir en bord de piste : les 24 Heures du Mans.

Sésame obtenu auprès de l’ACO cette année, le Graal se présente à moi : la plus grande course du monde. Le poids d’une certaine responsabilité, presque : celle de tout donner pour ramener des images à partager, des histoires, des souvenirs pour l’éternité ou presque.

Voilà donc comment, après quatre jours d’une intensité sans pareil en ces lieux mythiques, j’aimerais vous faire toucher du doigt ce que sont les 24 Heures du Mans : une expérience multisensorielle. 

C’est d’abord le son, ou la musique, qui vous frappe en premier. Débarqué au niveau du virage d’Arnage au premier jour, les monstres mécaniques me frôlent et me font vibrer de la tête aux pieds. Le V6 de l’Alpine A424 à la sonorité pure, le grondement bestial du V8 de la Cadillac V-Series R, l’explosivité redondante des Oreca 07 monotype formant le plateau LMP2… Toutes différentes, toutes envoutantes ! Mais s’il y en a une qui a elle seule justifierait le déplacement dans la Sarthe, c’est la nouvelle star du plateau : l’Aston-Martin Valkyrie avec son V12 atmosphérique. Strident comme à l’ancienne, presque poétique, un régal pour tout passionné de sport automobile. 

C’est ensuite le visuel, naturellement en tant que photographe, qui prend le dessus. Photographier une course de 24 heures dans un lieu autant chargé d’histoire, c’est chercher des repères comme la mythique passerelle Dunlop, des angles de vue au milieu de la forêt, des spots nocturnes avec la grande roue, des points de vue stratégiques avec les couchers de soleil… Et le soleil s’est malheureusement fait rare pour cette 93eme édition. Pas un rayon ou presque en ce samedi 14 juin depuis le départ à 16h00, mais plutôt le cauchemar du photographe : un ciel blanc, livide, sans contraste, sans ombre, sans teinte. Placé stratégiquement à Indianapolis pour couvrir le coucher de soleil, je commence doucement à me résigner alors qu’il est 20h30 et que la lumière descend sans la moindre lueur chaude. Sur le chemin des paddocks, le miracle se produit alors : voilà le soleil, proche de l’horizon, qui se montre enfin. Machine arrière, il faut vite se remobiliser pour trouver le bon angle, les bons réglages, pour un spectacle qui va durer quelques minutes seulement. La pression est réelle et il y a de l’électricité dans l’air pour les quelques photographes en bord de piste à ce moment-là. Juste le temps de capturer quelques images et c’est déjà fini, le soleil s’en va et laisse doucement place à la nuit Mancelle. 

Une nuit qui est elle aussi l’occasion d’immortaliser quelques symboles : disques de freins et autres échappements rougeoyants, flammes, feux d’artifices, numéros de course éclairés ! Challenge difficile lorsqu’il fait nuit noire à minuit passé et que les limites de l’appareil photo se font sentir, mais challenge relevé avec ce superbe show mêlant drones et feux d’artifice au-dessus du plus beau spectacle du monde. 

Quelques heures plus tard, alors que la fatigue se fait sentir, c’est l’odorat qui prend tout son sens. En pitlane au petit matin après une nuit d’action, il est temps de se mélanger avec ces acteurs, ces héros, que sont les pilotes, les mécaniciens, les marshalls et les ingénieurs de course… Le départ en trombe d’une Ferrari 296 GT3 laisse alors planer une odeur de gomme tandis que la chaleur de la mécanique et les effluves de carburant créent une atmosphère unique. Les visages sont marqués par la fatigue bien-sûr, mais aussi par la tension des leaders et la désillusion de ceux à qui il est arrivé mésaventure à cause d’un accrochage, d’une sortie de piste ou d’un problème mécanique.

Enfin, alors que l’horloge se rapproche du tour complet, c’est l’aspect physique qui vous rattrape. Le circuit est grand, c’est ce qui fait en partie sa beauté et cela implique de longs kilomètres de marche pour capturer toutes ces images. A raison d’une vingtaine de kilomètres par jour avec 15 kg de matériel sur le dos, ce sont rapidement les muscles qui vous lancent des signaux. Mais il est bon de les ignorer, lorsque l’on vit le rêve éveillé d’immortaliser les 24 HeuresAprès quatre jours et plus de 80 kilomètres au compteur, il n’y a aucun regret, juste des souvenirs, des étoiles dans les yeux…et des courbatures.

Sur le plan sportif, ce sont les Italiennes qui auront brillé à nouveau cette année, avec une domination Ferrari des grandes heures. La 499P numéro 83 de Yifei Ye et Phil Hanson, portée par un immense Robert Kubica remporte la mise, et c’est tant mérité lorsque l’on connait son douloureux parcours. Un symbole de résilience. Le chemin sans faute de la Porsche 963 n°6 mené par un toujours excellent Kevin Estre en compagnie de Laurens Vanthoor et Matt Campbell les mèneront à 14 secondes du sacre. Un crève coeur pour le Porschiste qui vous écrie et surtout pour ces trois hommes qui auront mené une remontée historique depuis la dernière place mais qui échouent donc en 2eme position. Le podium est complété par la Ferrari 499P n°51 d’Allessandro Pier Guidi, James Calado, et Antonio Giovinazzi. En LMP2, c’est l’équipe Inter Europol Competion qui s’impose avec le français Tom Dillmann et ses coéquipiers Jakub Smiechowski, Nick Yelloly tandis qu’en LMGT3, c’est un nouveau récital du Porsche-Manthey avec le vétéran Richard Lietz qui aura su faire bénéficier de son rythme et de son expérience ses compères Ryan Hardwick et Riccardo Pera pour s’imposer. 

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à parcourir ces photos que j’en ai pris pour vous les fournir. 

Le rendez-vous est pris pour les prochaines éditions du Mans et du Championnat du Monde d’Endurance, qui n’a pas fini de nous éblouir ! 

Texte et photographies : Nicolas Verneret pour The Automobilist.
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Expérience multisensorielle aux 24h du Mans 2025

Tout le monde en parle : l’endurance vit un âge d’or depuis quelques années en cette ère d’Hypercar et de LMGT3. Les constructeurs se pressent au portillon pour engager leur nom dans ce championnat. 

Les nivellements à base de Balance of Performance (BoP) font parler mais permettent aussi des batailles à couteaux tirés entre marques mythiques, des rebondissements, du spectacle, du rêve pour les amateurs de sport automobile. 

Les technologies sont variées, les moteurs, les sonorités, les couleurs, les designs, afin de nous proposer un plateau qui fait rêver et qui restera dans la grande Histoire de l’automobile et des sports mécaniques.

Pour ma part, habitué à couvrir les courses d’endurance avec mon appareil photo depuis une dizaine d’années, voilà le joyau qu’il me tardait de découvrir en bord de piste : les 24 Heures du Mans.

Sésame obtenu auprès de l’ACO cette année, le Graal se présente à moi : la plus grande course du monde. Le poids d’une certaine responsabilité, presque : celle de tout donner pour ramener des images à partager, des histoires, des souvenirs pour l’éternité ou presque.

Voilà donc comment, après quatre jours d’une intensité sans pareil en ces lieux mythiques, j’aimerais vous faire toucher du doigt ce que sont les 24 Heures du Mans : une expérience multisensorielle. 

C’est d’abord le son, ou la musique, qui vous frappe en premier. Débarqué au niveau du virage d’Arnage au premier jour, les monstres mécaniques me frôlent et me font vibrer de la tête aux pieds. Le V6 de l’Alpine A424 à la sonorité pure, le grondement bestial du V8 de la Cadillac V-Series R, l’explosivité redondante des Oreca 07 monotype formant le plateau LMP2… Toutes différentes, toutes envoutantes ! Mais s’il y en a une qui a elle seule justifierait le déplacement dans la Sarthe, c’est la nouvelle star du plateau : l’Aston-Martin Valkyrie avec son V12 atmosphérique. Strident comme à l’ancienne, presque poétique, un régal pour tout passionné de sport automobile. 

C’est ensuite le visuel, naturellement en tant que photographe, qui prend le dessus. Photographier une course de 24 heures dans un lieu autant chargé d’histoire, c’est chercher des repères comme la mythique passerelle Dunlop, des angles de vue au milieu de la forêt, des spots nocturnes avec la grande roue, des points de vue stratégiques avec les couchers de soleil… Et le soleil s’est malheureusement fait rare pour cette 93eme édition. Pas un rayon ou presque en ce samedi 14 juin depuis le départ à 16h00, mais plutôt le cauchemar du photographe : un ciel blanc, livide, sans contraste, sans ombre, sans teinte. Placé stratégiquement à Indianapolis pour couvrir le coucher de soleil, je commence doucement à me résigner alors qu’il est 20h30 et que la lumière descend sans la moindre lueur chaude. Sur le chemin des paddocks, le miracle se produit alors : voilà le soleil, proche de l’horizon, qui se montre enfin. Machine arrière, il faut vite se remobiliser pour trouver le bon angle, les bons réglages, pour un spectacle qui va durer quelques minutes seulement. La pression est réelle et il y a de l’électricité dans l’air pour les quelques photographes en bord de piste à ce moment-là. Juste le temps de capturer quelques images et c’est déjà fini, le soleil s’en va et laisse doucement place à la nuit Mancelle. 

Une nuit qui est elle aussi l’occasion d’immortaliser quelques symboles : disques de freins et autres échappements rougeoyants, flammes, feux d’artifices, numéros de course éclairés ! Challenge difficile lorsqu’il fait nuit noire à minuit passé et que les limites de l’appareil photo se font sentir, mais challenge relevé avec ce superbe show mêlant drones et feux d’artifice au-dessus du plus beau spectacle du monde. 

Quelques heures plus tard, alors que la fatigue se fait sentir, c’est l’odorat qui prend tout son sens. En pitlane au petit matin après une nuit d’action, il est temps de se mélanger avec ces acteurs, ces héros, que sont les pilotes, les mécaniciens, les marshalls et les ingénieurs de course… Le départ en trombe d’une Ferrari 296 GT3 laisse alors planer une odeur de gomme tandis que la chaleur de la mécanique et les effluves de carburant créent une atmosphère unique. Les visages sont marqués par la fatigue bien-sûr, mais aussi par la tension des leaders et la désillusion de ceux à qui il est arrivé mésaventure à cause d’un accrochage, d’une sortie de piste ou d’un problème mécanique.

Enfin, alors que l’horloge se rapproche du tour complet, c’est l’aspect physique qui vous rattrape. Le circuit est grand, c’est ce qui fait en partie sa beauté et cela implique de longs kilomètres de marche pour capturer toutes ces images. A raison d’une vingtaine de kilomètres par jour avec 15 kg de matériel sur le dos, ce sont rapidement les muscles qui vous lancent des signaux. Mais il est bon de les ignorer, lorsque l’on vit le rêve éveillé d’immortaliser les 24 HeuresAprès quatre jours et plus de 80 kilomètres au compteur, il n’y a aucun regret, juste des souvenirs, des étoiles dans les yeux…et des courbatures.

Sur le plan sportif, ce sont les Italiennes qui auront brillé à nouveau cette année, avec une domination Ferrari des grandes heures. La 499P numéro 83 de Yifei Ye et Phil Hanson, portée par un immense Robert Kubica remporte la mise, et c’est tant mérité lorsque l’on connait son douloureux parcours. Un symbole de résilience. Le chemin sans faute de la Porsche 963 n°6 mené par un toujours excellent Kevin Estre en compagnie de Laurens Vanthoor et Matt Campbell les mèneront à 14 secondes du sacre. Un crève coeur pour le Porschiste qui vous écrie et surtout pour ces trois hommes qui auront mené une remontée historique depuis la dernière place mais qui échouent donc en 2eme position. Le podium est complété par la Ferrari 499P n°51 d’Allessandro Pier Guidi, James Calado, et Antonio Giovinazzi. En LMP2, c’est l’équipe Inter Europol Competion qui s’impose avec le français Tom Dillmann et ses coéquipiers Jakub Smiechowski, Nick Yelloly tandis qu’en LMGT3, c’est un nouveau récital du Porsche-Manthey avec le vétéran Richard Lietz qui aura su faire bénéficier de son rythme et de son expérience ses compères Ryan Hardwick et Riccardo Pera pour s’imposer. 

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à parcourir ces photos que j’en ai pris pour vous les fournir. 

Le rendez-vous est pris pour les prochaines éditions du Mans et du Championnat du Monde d’Endurance, qui n’a pas fini de nous éblouir ! 

Texte et photographies : Nicolas Verneret pour The Automobilist.
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Le Moniteur Automobile fait son retour dans les kiosques et maisons de la presse

Il y a seize ans après sa dernière parution en France en 2009, le magazine « Le Moniteur Automobile » revient sur les présentatoirs en ce début de mois d’avril.Cette relance du titre est menée par un partenariat entre Produpress (propriétaire du titre) et la société NG Presse spécialisée dans la presse automobile (site Carfans et les revues Evo, Motorsport, Octane et Enzo).Pour ceux d’entre vous qui ne le sauraient pas, le magazine automobile fut lancé en 1950 en Belgique, c’est à dire il y a déjà 75 ans, ce qui n’est pas rien pour un titre de presse et il a déjà été présent dans nos kiosques à journaux durant 25 ans, entre 1984 et 2009. Avant 1984, on arrivait toutefois à se procurer la version belge qui proposait déjà les fameux essais super détaillés, des chroniques techniques et les mémorables essais et chroniques du pilote et journaliste Paul Frère qui a fait les grandes années de ce titre.

Le n°1 du magazine bimestriel propose 132 pages d’essais, de comparatifs détaillés et d’analyses techniques ainsi que 21 essais automobiles. Il propose aussi une section de 16 pages dédiée aux voitures que l’on dit « Classic » dans lesquells on peut découvrir des voitures anciennes, des Youngtimers et des moments del’histoire automobile.

Le Moniteur Automobile « spec France » profite d’une diffusion nationale, avec un premier tirage initial de 30.000 exemplaires. Sachez aussi qu’un site internet dédié spécifiquement au marché français viendra compléter l’offre éditoriale l’année prochaine.

Le premier numéro « français » est disponible en kiosque depuis ce vendredi 11 avril 2025 au prix de 5.90€. Pour ceux qui ont plus d’attirance pour le web, sachez que le Moniteur Automobile est aussi disponible en version numérique et sur le réseau social Facebook.

Ci dessous en quelques images, un bref retour sur quelques couverture du fameux magazine depuis, non pas ses débuts mais depuis 45 ans, ce qui n’est déjà pas rien !

Via NG Presse.

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Expérience multisensorielle aux 24h du Mans 2025

Tout le monde en parle : l’endurance vit un âge d’or depuis quelques années en cette ère d’Hypercar et de LMGT3. Les constructeurs se pressent au portillon pour engager leur nom dans ce championnat. 

Les nivellements à base de Balance of Performance (BoP) font parler mais permettent aussi des batailles à couteaux tirés entre marques mythiques, des rebondissements, du spectacle, du rêve pour les amateurs de sport automobile. 

Les technologies sont variées, les moteurs, les sonorités, les couleurs, les designs, afin de nous proposer un plateau qui fait rêver et qui restera dans la grande Histoire de l’automobile et des sports mécaniques.

Pour ma part, habitué à couvrir les courses d’endurance avec mon appareil photo depuis une dizaine d’années, voilà le joyau qu’il me tardait de découvrir en bord de piste : les 24 Heures du Mans.

Sésame obtenu auprès de l’ACO cette année, le Graal se présente à moi : la plus grande course du monde. Le poids d’une certaine responsabilité, presque : celle de tout donner pour ramener des images à partager, des histoires, des souvenirs pour l’éternité ou presque.

Voilà donc comment, après quatre jours d’une intensité sans pareil en ces lieux mythiques, j’aimerais vous faire toucher du doigt ce que sont les 24 Heures du Mans : une expérience multisensorielle. 

C’est d’abord le son, ou la musique, qui vous frappe en premier. Débarqué au niveau du virage d’Arnage au premier jour, les monstres mécaniques me frôlent et me font vibrer de la tête aux pieds. Le V6 de l’Alpine A424 à la sonorité pure, le grondement bestial du V8 de la Cadillac V-Series R, l’explosivité redondante des Oreca 07 monotype formant le plateau LMP2… Toutes différentes, toutes envoutantes ! Mais s’il y en a une qui a elle seule justifierait le déplacement dans la Sarthe, c’est la nouvelle star du plateau : l’Aston-Martin Valkyrie avec son V12 atmosphérique. Strident comme à l’ancienne, presque poétique, un régal pour tout passionné de sport automobile. 

C’est ensuite le visuel, naturellement en tant que photographe, qui prend le dessus. Photographier une course de 24 heures dans un lieu autant chargé d’histoire, c’est chercher des repères comme la mythique passerelle Dunlop, des angles de vue au milieu de la forêt, des spots nocturnes avec la grande roue, des points de vue stratégiques avec les couchers de soleil… Et le soleil s’est malheureusement fait rare pour cette 93eme édition. Pas un rayon ou presque en ce samedi 14 juin depuis le départ à 16h00, mais plutôt le cauchemar du photographe : un ciel blanc, livide, sans contraste, sans ombre, sans teinte. Placé stratégiquement à Indianapolis pour couvrir le coucher de soleil, je commence doucement à me résigner alors qu’il est 20h30 et que la lumière descend sans la moindre lueur chaude. Sur le chemin des paddocks, le miracle se produit alors : voilà le soleil, proche de l’horizon, qui se montre enfin. Machine arrière, il faut vite se remobiliser pour trouver le bon angle, les bons réglages, pour un spectacle qui va durer quelques minutes seulement. La pression est réelle et il y a de l’électricité dans l’air pour les quelques photographes en bord de piste à ce moment-là. Juste le temps de capturer quelques images et c’est déjà fini, le soleil s’en va et laisse doucement place à la nuit Mancelle. 

Une nuit qui est elle aussi l’occasion d’immortaliser quelques symboles : disques de freins et autres échappements rougeoyants, flammes, feux d’artifices, numéros de course éclairés ! Challenge difficile lorsqu’il fait nuit noire à minuit passé et que les limites de l’appareil photo se font sentir, mais challenge relevé avec ce superbe show mêlant drones et feux d’artifice au-dessus du plus beau spectacle du monde. 

Quelques heures plus tard, alors que la fatigue se fait sentir, c’est l’odorat qui prend tout son sens. En pitlane au petit matin après une nuit d’action, il est temps de se mélanger avec ces acteurs, ces héros, que sont les pilotes, les mécaniciens, les marshalls et les ingénieurs de course… Le départ en trombe d’une Ferrari 296 GT3 laisse alors planer une odeur de gomme tandis que la chaleur de la mécanique et les effluves de carburant créent une atmosphère unique. Les visages sont marqués par la fatigue bien-sûr, mais aussi par la tension des leaders et la désillusion de ceux à qui il est arrivé mésaventure à cause d’un accrochage, d’une sortie de piste ou d’un problème mécanique.

Enfin, alors que l’horloge se rapproche du tour complet, c’est l’aspect physique qui vous rattrape. Le circuit est grand, c’est ce qui fait en partie sa beauté et cela implique de longs kilomètres de marche pour capturer toutes ces images. A raison d’une vingtaine de kilomètres par jour avec 15 kg de matériel sur le dos, ce sont rapidement les muscles qui vous lancent des signaux. Mais il est bon de les ignorer, lorsque l’on vit le rêve éveillé d’immortaliser les 24 HeuresAprès quatre jours et plus de 80 kilomètres au compteur, il n’y a aucun regret, juste des souvenirs, des étoiles dans les yeux…et des courbatures.

Sur le plan sportif, ce sont les Italiennes qui auront brillé à nouveau cette année, avec une domination Ferrari des grandes heures. La 499P numéro 83 de Yifei Ye et Phil Hanson, portée par un immense Robert Kubica remporte la mise, et c’est tant mérité lorsque l’on connait son douloureux parcours. Un symbole de résilience. Le chemin sans faute de la Porsche 963 n°6 mené par un toujours excellent Kevin Estre en compagnie de Laurens Vanthoor et Matt Campbell les mèneront à 14 secondes du sacre. Un crève coeur pour le Porschiste qui vous écrie et surtout pour ces trois hommes qui auront mené une remontée historique depuis la dernière place mais qui échouent donc en 2eme position. Le podium est complété par la Ferrari 499P n°51 d’Allessandro Pier Guidi, James Calado, et Antonio Giovinazzi. En LMP2, c’est l’équipe Inter Europol Competion qui s’impose avec le français Tom Dillmann et ses coéquipiers Jakub Smiechowski, Nick Yelloly tandis qu’en LMGT3, c’est un nouveau récital du Porsche-Manthey avec le vétéran Richard Lietz qui aura su faire bénéficier de son rythme et de son expérience ses compères Ryan Hardwick et Riccardo Pera pour s’imposer. 

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à parcourir ces photos que j’en ai pris pour vous les fournir. 

Le rendez-vous est pris pour les prochaines éditions du Mans et du Championnat du Monde d’Endurance, qui n’a pas fini de nous éblouir ! 

Texte et photographies : Nicolas Verneret pour The Automobilist.
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Expérience multisensorielle aux 24h du Mans 2025

Tout le monde en parle : l’endurance vit un âge d’or depuis quelques années en cette ère d’Hypercar et de LMGT3. Les constructeurs se pressent au portillon pour engager leur nom dans ce championnat. 

Les nivellements à base de Balance of Performance (BoP) font parler mais permettent aussi des batailles à couteaux tirés entre marques mythiques, des rebondissements, du spectacle, du rêve pour les amateurs de sport automobile. 

Les technologies sont variées, les moteurs, les sonorités, les couleurs, les designs, afin de nous proposer un plateau qui fait rêver et qui restera dans la grande Histoire de l’automobile et des sports mécaniques.

Pour ma part, habitué à couvrir les courses d’endurance avec mon appareil photo depuis une dizaine d’années, voilà le joyau qu’il me tardait de découvrir en bord de piste : les 24 Heures du Mans.

Sésame obtenu auprès de l’ACO cette année, le Graal se présente à moi : la plus grande course du monde. Le poids d’une certaine responsabilité, presque : celle de tout donner pour ramener des images à partager, des histoires, des souvenirs pour l’éternité ou presque.

Voilà donc comment, après quatre jours d’une intensité sans pareil en ces lieux mythiques, j’aimerais vous faire toucher du doigt ce que sont les 24 Heures du Mans : une expérience multisensorielle. 

C’est d’abord le son, ou la musique, qui vous frappe en premier. Débarqué au niveau du virage d’Arnage au premier jour, les monstres mécaniques me frôlent et me font vibrer de la tête aux pieds. Le V6 de l’Alpine A424 à la sonorité pure, le grondement bestial du V8 de la Cadillac V-Series R, l’explosivité redondante des Oreca 07 monotype formant le plateau LMP2… Toutes différentes, toutes envoutantes ! Mais s’il y en a une qui a elle seule justifierait le déplacement dans la Sarthe, c’est la nouvelle star du plateau : l’Aston-Martin Valkyrie avec son V12 atmosphérique. Strident comme à l’ancienne, presque poétique, un régal pour tout passionné de sport automobile. 

C’est ensuite le visuel, naturellement en tant que photographe, qui prend le dessus. Photographier une course de 24 heures dans un lieu autant chargé d’histoire, c’est chercher des repères comme la mythique passerelle Dunlop, des angles de vue au milieu de la forêt, des spots nocturnes avec la grande roue, des points de vue stratégiques avec les couchers de soleil… Et le soleil s’est malheureusement fait rare pour cette 93eme édition. Pas un rayon ou presque en ce samedi 14 juin depuis le départ à 16h00, mais plutôt le cauchemar du photographe : un ciel blanc, livide, sans contraste, sans ombre, sans teinte. Placé stratégiquement à Indianapolis pour couvrir le coucher de soleil, je commence doucement à me résigner alors qu’il est 20h30 et que la lumière descend sans la moindre lueur chaude. Sur le chemin des paddocks, le miracle se produit alors : voilà le soleil, proche de l’horizon, qui se montre enfin. Machine arrière, il faut vite se remobiliser pour trouver le bon angle, les bons réglages, pour un spectacle qui va durer quelques minutes seulement. La pression est réelle et il y a de l’électricité dans l’air pour les quelques photographes en bord de piste à ce moment-là. Juste le temps de capturer quelques images et c’est déjà fini, le soleil s’en va et laisse doucement place à la nuit Mancelle. 

Une nuit qui est elle aussi l’occasion d’immortaliser quelques symboles : disques de freins et autres échappements rougeoyants, flammes, feux d’artifices, numéros de course éclairés ! Challenge difficile lorsqu’il fait nuit noire à minuit passé et que les limites de l’appareil photo se font sentir, mais challenge relevé avec ce superbe show mêlant drones et feux d’artifice au-dessus du plus beau spectacle du monde. 

Quelques heures plus tard, alors que la fatigue se fait sentir, c’est l’odorat qui prend tout son sens. En pitlane au petit matin après une nuit d’action, il est temps de se mélanger avec ces acteurs, ces héros, que sont les pilotes, les mécaniciens, les marshalls et les ingénieurs de course… Le départ en trombe d’une Ferrari 296 GT3 laisse alors planer une odeur de gomme tandis que la chaleur de la mécanique et les effluves de carburant créent une atmosphère unique. Les visages sont marqués par la fatigue bien-sûr, mais aussi par la tension des leaders et la désillusion de ceux à qui il est arrivé mésaventure à cause d’un accrochage, d’une sortie de piste ou d’un problème mécanique.

Enfin, alors que l’horloge se rapproche du tour complet, c’est l’aspect physique qui vous rattrape. Le circuit est grand, c’est ce qui fait en partie sa beauté et cela implique de longs kilomètres de marche pour capturer toutes ces images. A raison d’une vingtaine de kilomètres par jour avec 15 kg de matériel sur le dos, ce sont rapidement les muscles qui vous lancent des signaux. Mais il est bon de les ignorer, lorsque l’on vit le rêve éveillé d’immortaliser les 24 HeuresAprès quatre jours et plus de 80 kilomètres au compteur, il n’y a aucun regret, juste des souvenirs, des étoiles dans les yeux…et des courbatures.

Sur le plan sportif, ce sont les Italiennes qui auront brillé à nouveau cette année, avec une domination Ferrari des grandes heures. La 499P numéro 83 de Yifei Ye et Phil Hanson, portée par un immense Robert Kubica remporte la mise, et c’est tant mérité lorsque l’on connait son douloureux parcours. Un symbole de résilience. Le chemin sans faute de la Porsche 963 n°6 mené par un toujours excellent Kevin Estre en compagnie de Laurens Vanthoor et Matt Campbell les mèneront à 14 secondes du sacre. Un crève coeur pour le Porschiste qui vous écrie et surtout pour ces trois hommes qui auront mené une remontée historique depuis la dernière place mais qui échouent donc en 2eme position. Le podium est complété par la Ferrari 499P n°51 d’Allessandro Pier Guidi, James Calado, et Antonio Giovinazzi. En LMP2, c’est l’équipe Inter Europol Competion qui s’impose avec le français Tom Dillmann et ses coéquipiers Jakub Smiechowski, Nick Yelloly tandis qu’en LMGT3, c’est un nouveau récital du Porsche-Manthey avec le vétéran Richard Lietz qui aura su faire bénéficier de son rythme et de son expérience ses compères Ryan Hardwick et Riccardo Pera pour s’imposer. 

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à parcourir ces photos que j’en ai pris pour vous les fournir. 

Le rendez-vous est pris pour les prochaines éditions du Mans et du Championnat du Monde d’Endurance, qui n’a pas fini de nous éblouir ! 

Texte et photographies : Nicolas Verneret pour The Automobilist.
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Le Moniteur Automobile fait son retour dans les kiosques et maisons de la presse

Il y a seize ans après sa dernière parution en France en 2009, le magazine « Le Moniteur Automobile » revient sur les présentatoirs en ce début de mois d’avril.Cette relance du titre est menée par un partenariat entre Produpress (propriétaire du titre) et la société NG Presse spécialisée dans la presse automobile (site Carfans et les revues Evo, Motorsport, Octane et Enzo).Pour ceux d’entre vous qui ne le sauraient pas, le magazine automobile fut lancé en 1950 en Belgique, c’est à dire il y a déjà 75 ans, ce qui n’est pas rien pour un titre de presse et il a déjà été présent dans nos kiosques à journaux durant 25 ans, entre 1984 et 2009. Avant 1984, on arrivait toutefois à se procurer la version belge qui proposait déjà les fameux essais super détaillés, des chroniques techniques et les mémorables essais et chroniques du pilote et journaliste Paul Frère qui a fait les grandes années de ce titre.

Le n°1 du magazine bimestriel propose 132 pages d’essais, de comparatifs détaillés et d’analyses techniques ainsi que 21 essais automobiles. Il propose aussi une section de 16 pages dédiée aux voitures que l’on dit « Classic » dans lesquells on peut découvrir des voitures anciennes, des Youngtimers et des moments del’histoire automobile.

Le Moniteur Automobile « spec France » profite d’une diffusion nationale, avec un premier tirage initial de 30.000 exemplaires. Sachez aussi qu’un site internet dédié spécifiquement au marché français viendra compléter l’offre éditoriale l’année prochaine.

Le premier numéro « français » est disponible en kiosque depuis ce vendredi 11 avril 2025 au prix de 5.90€. Pour ceux qui ont plus d’attirance pour le web, sachez que le Moniteur Automobile est aussi disponible en version numérique et sur le réseau social Facebook.

Ci dessous en quelques images, un bref retour sur quelques couverture du fameux magazine depuis, non pas ses débuts mais depuis 45 ans, ce qui n’est déjà pas rien !

Via NG Presse.

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Le Moniteur Automobile fait son retour dans les kiosques et maisons de la presse

Il y a seize ans après sa dernière parution en France en 2009, le magazine « Le Moniteur Automobile » revient sur les présentatoirs en ce début de mois d’avril.Cette relance du titre est menée par un partenariat entre Produpress (propriétaire du titre) et la société NG Presse spécialisée dans la presse automobile (site Carfans et les revues Evo, Motorsport, Octane et Enzo).Pour ceux d’entre vous qui ne le sauraient pas, le magazine automobile fut lancé en 1950 en Belgique, c’est à dire il y a déjà 75 ans, ce qui n’est pas rien pour un titre de presse et il a déjà été présent dans nos kiosques à journaux durant 25 ans, entre 1984 et 2009. Avant 1984, on arrivait toutefois à se procurer la version belge qui proposait déjà les fameux essais super détaillés, des chroniques techniques et les mémorables essais et chroniques du pilote et journaliste Paul Frère qui a fait les grandes années de ce titre.

Le n°1 du magazine bimestriel propose 132 pages d’essais, de comparatifs détaillés et d’analyses techniques ainsi que 21 essais automobiles. Il propose aussi une section de 16 pages dédiée aux voitures que l’on dit « Classic » dans lesquells on peut découvrir des voitures anciennes, des Youngtimers et des moments del’histoire automobile.

Le Moniteur Automobile « spec France » profite d’une diffusion nationale, avec un premier tirage initial de 30.000 exemplaires. Sachez aussi qu’un site internet dédié spécifiquement au marché français viendra compléter l’offre éditoriale l’année prochaine.

Le premier numéro « français » est disponible en kiosque depuis ce vendredi 11 avril 2025 au prix de 5.90€. Pour ceux qui ont plus d’attirance pour le web, sachez que le Moniteur Automobile est aussi disponible en version numérique et sur le réseau social Facebook.

Ci dessous en quelques images, un bref retour sur quelques couverture du fameux magazine depuis, non pas ses débuts mais depuis 45 ans, ce qui n’est déjà pas rien !

Via NG Presse.

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Essai Abarth 600e : Dr Jekyll & Mr Hyde

En partant de la tranquille Fiat 600e, Abarth propose une véritable petite GTI des temps modernes : look impressionnant, fiche technique avenante affichant puissance électrique permettant de s’amuser et dispositifs mécaniques dignes de sportives plus cossues. Mais le scorpion a-t-il toujours l’âme piquante ?Et si l’électricité était une aubaine pour Abarth ? Un comble pour ce spécialiste, à l’origine, des pots d’échappements. En effet, depuis le passage à la motorisation électrique sur la 500 estampillée du Scorpion, les ventes du modèle se sont envolées, représentant, en 2024, près de 10 % de l’ensemble des 500e proposées, comprenez Fiat et Abarth confondues. Une raison à cela, l’auto, moins radicale que les versions 595 ou 695 thermiques, se positionne, dans l’esprit des acheteurs, comme une déclinaison sportive de la Fiat 500e. Elle permet ainsi de rêver à une sportive accessible, leitmotiv d’Abarth, qui offre tous les avantages d’une électrique : couple instantané, bon équilibre des masses, centre de gravité abaissé… Mettons provisoirement de côté la question de l’autonomie, qui n’est clairement pas le critère principal d’achat d’une sportive, qu’elle soit d’ailleurs électrique ou thermique. Fort de ces considérations, la petite marque se voit bien étoffer son catalogue : et pourquoi pas une 600e…L’Abarth 600e est une Fiat 600e sous stéroïdesAvant de passer à la partie essai, prenons le temps de découvrir cette Abarth 600e. Cela ira vite : il s’agit d’une Fiat 600e après quelques leçons de musculation. Elle bombe le torse (+ 2 cm en longueur), élargit ses épaules (+ 3 cm en largeur), accentue son empreinte au sol (voies augmentées de 3 cm à l’avant et de 2,5 cm à l’arrière), et baisse la tête pour accentuer l’effet aérodynamique (assiette abaissée de 2,5 cm). À la carrosserie rondouillarde (et sympathique) de la Fiat, la version Abarth ajoute des éléments suggérant le passé de la marque sportive : les découpes rectangulaires dans les boucliers rappellent le dessin des radiateurs d’antan, ou encore l’aileron subtilement intégré au sommet du hayon évoque le capot maintenu à l’horizontal pour alimenter en air le moteur lors des courses… Le tout est parachevé par une monte pneumatique de 20 pouces et des teintes spécifiques comme le Vert Acide ou le Violet Hypnotique, proposées de série sur l’édition limitée Scorpionissima.

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Des passagers bien calés dans les baquets

Cette édition spéciale Scorpionnissima, proposée au lancement, reçoit également un aménagement intérieur spécifique avec des baquets conçus par Sabelt. De quoi être parfaitement calé pour s’emparer du volant en cuir et Alcantara, orné du Scorpion. Ce seront bien là les seules différences notables avec le modèle Fiat. Un peu plus de soin apporté dans le choix des matériaux aurait été bienvenu : la dureté des plastiques, notamment au niveau des zones de contacts, ne cadre pas avec le prix réclamé… Pour la partie technologique, l’Abarth reprend les compteurs numériques de 7 pouces et l’écran tactile de 10,25 pouces intégrant tout de même quelques manomètres en relation avec l’esprit sportif (et électrique) de la voiture. À noter que l’aisance aux places arrière est plus limitée qu’à bord de la Fiat : les coques des sièges avant prennent de la place. Le coffre dispose toujours d’un volume de 360 l.

L’Abarth 600e est loin d’être une sportive tape-cul !

Levons les doutes : l’Abarth 600e est bel et bien sportive. Les différences avec la Fiat 600e sont flagrantes. Autant cette dernière affiche une certaine légèreté dans l’ensemble de ses commandes, à commencer par sa direction, autant la version piquée par le Scorpion se montre ferme et verrouillée. Une direction plus consistante sur route n’aurait pas fait de mal, mais nous verrons que sur circuit cela fonctionne bien. Passé entre les mains des ingénieurs de Stellantis Sport (dont beaucoup sont des ex-Peugeot Sport) et d’Abarth, le châssis eCMP se transforme en version Perfo-eCMP et offre une tenue de cap imperturbable. Il est bien aidé en cela par une barre antiroulis supplémentaire à l’arrière et une version plus grosse à l’avant. Les suspensions ont été affermies afin de contenir au mieux les effets de roulis et de tangage, mais sans jamais provoquer la moindre remontée indélicate en provenance du revêtement (pavés, saignées…). Le confort est d’autant mieux préservé que les assises des baquets offrent des densités de mousse différentes pour l’accueil et le maintien. Avaler les km ne semble pas problématique, d’autant qu’avec 320 km d’autonomie, environ, les pauses seront fréquentes… La voiture répond parfaitement à la moindre sollicitation de l’accélérateur. Avec ses 280 ch, obtenus en mode Scorpion Track, la version Scorpionissima est annoncée pour 5,85 s. dans l’exercice du 0 à 100 km/h. Ce qui en fait l’Abarth la plus expéditive jamais produite. Mais elle se débrouille également très bien dans les relances : nous avons relevé environ 4 s. pour passer de 90 à 130 km/h, ce qui augure des dépassements en toute sécurité…

Saine, l’Abarth 600e est aussi joueuse

… mais aussi des sorties de virages rapides. Ça tombe bien, une petite séance sur la piste du circuit de l’Auxois Sud, en Bourgogne, est prévue. Sur ce tracé sinueux, cette 600e sportive parvient à enchaîner les virages et donne le sourire même aux néophytes, tant elle se montre saine dans ses corrections. Abarth prouve une nouvelle fois sa volonté de rendre accessible la sportivité à tous. Certains auraient toutefois apprécié un comportement plus radical. À l’ancienne. Pour ceux-là, Abarth a installé un différentiel mécanique à glissement limité Torsen sur les roues avant. Résultat, le patinage à la ré-accélération est parfaitement contenu. En sortie de virage, le conducteur pourra y aller franchement… mais il devra s’accrocher au volant, les remontées de couple sont importantes. Par ailleurs, l’auto sait aussi se montrer joueuse : l’arrière se met à glisser pour enrouler le virage au moindre lever de pied. Et le freinage dans tout cela ? Abarth n’a pas lésiné en adoptant des étriers à quatre pistons pour serrer les disques de 380 mm à l’avant. Il n’en fallait pas moins pour stopper les 1 640 kg de l’auto lancée pleine balle dans la ligne droite. En revanche, la pédale manque cruellement de consistance à l’attaque. Les pilotes instructeurs Abarth n’avaient pas menti : il faut être debout sur les freins au bout de ladite ligne droite. Et ne comptez pas sur le freinage régénératif pour vous épauler : son action est ici plus que limitée. Le bouton B est placé de toute façon trop loin pour une utilisation sur circuit : des palettes au volant auraient été une bonne idée.

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Bon son ne saurait mentir !

Afin de satisfaire les fans d’Abarth, le système Échappement 2.0 a été amélioré par rapport à celui proposé sur la 500e. La sonorité se veut plus réaliste et elle suit les montées en régimes : à l’arrêt, vous vous surprendrez à faire « rugir » le moteur avant un départ fulgurant. Le son est orienté vers l’extérieur de la voiture et s’estompe passé 120 km/h. Le système est proposé de série sur la Scorpionissima et il est déconnectable. Au contraire du bruit du clignotant, parfaitement insupportable. Malgré son prix de 48 900 €, cette offre Scorpionnissima reste éligible au bonus écologique 2025 : Abarth la propose, en effet, comme un pack à la finition Turismo (44 900 €). De plus, afin de ne pas faire de jaloux, la marque propose une remise allant jusqu’à 6 000 € en complétant le bonus pour ceux qui y ont droit. Ainsi, la gamme s’affiche de 38 900 € à 42 900 €. La 600e Scorpionnissima est proposée en version « all inclusive », mais à seulement 1949 exemplaires.

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Notre avis sur l’Abarth 600e

Difficile de ne pas ressortir avec le sourire de cet essai. L’Abarth 600e, dans sa version Scorpionnissima, coche les cases attendues. Elle procure les sensations souhaitées en accrochant le bitume dans les virages, en proposant des relances tonitruantes sans pertes d’adhérence (sur le sec…), en se montrant joueuse sans être brusque. Et pour couronner le tout, elle ne fait mal ni au dos, ni aux oreilles. Abarth s’adapte à son temps et pourrait finalement être une aubaine pour l’électricité…Photos : Florian Chopin pour TA, Patrice Maurein, Abarth.
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